Le Conseil départemental de l’Yonne poursuit peu à peu la rénovation des collèges dont il assure la gestion. Réhabilité en 2014, le collège Claude-Debussy dévoilait aux élus un restaurant scolaire, entièrement rénové, dont la surface a quasiment doublé. Afin d’optimiser l’accueil des élèves au moment des repas…

 

VILLENEUVE-LA-GUYARD : Entièrement financés par le Conseil départemental à hauteur de trois millions d’euros, les travaux du restaurant scolaire du collège Claude-Debussy ont pris fin en octobre 2020.

Un chantier très attendu depuis de nombreuses années par le personnel puisque cet espace, construit en même temps que l’ensemble de l’établissement en 1991, était vétuste et inadapté à l’activité de restauration depuis un moment.

Le réfectoire d’origine a été refait et mis aux normes à 100 %. Il présentait aussi des problèmes d’isolation et de forte résonnance, en raison d’une hauteur sous plafond très élevée, abaissée grâce à la pose de faux-plafonds.

Le projet a même prévu une touche ergonomique pour les agents. Le mobilier, à la fois plus esthétique, pratique et confortable, est plus léger afin que ces derniers puissent les manipuler plus facilement au moment de l’entretien de la salle.

L’ajout d’une extension d’environ cent mètres carrés a permis de pallier au manque de place. En effet, prévu à l’origine pour 250 demi-pensionnaires, le restaurant scolaire en accueille plus de 400 (420 en 2021) depuis plusieurs années, sur 545 élèves au total.

« Avant ce n’était pas une salle qui était optimale pour les agents. Là, on travaille en pleine lumière » confie la gestionnaire du collège. « Tout a été repensé. Normalement, on ne peut qu’être bien ».

 

 

La nouvelle cuisine fait le bonheur du chef…

 

Chef cuisinier du collège depuis quatre ans, après onze années en tant que second, Bruno QUARTON se réjouit de bénéficier d’un espace refait également, plus grand et mieux aménagé.

D’autant que ce chef est un adepte du « fait maison ». Il fabrique lui-même les sauces, les soupes, les trois quarts des pâtisseries et des entrées chaudes. Il privilégie de plus en plus les circuits-courts et les produits frais, bios de préférence.

Tout le matériel, appareils et accessoires de cuisine, a été remplacé. La cuisine du collège possède donc « une préparation chaude, une préparation froide et une légumerie aux dimensions plus que correcte » précise Bruno QUARTON.

Les règles d’hygiène peuvent être enfin respectées à la lettre, notamment par l’aménagement de quatre chambres froides.

« Auparavant, je disposais d’une seule chambre froide où se mélangeaient les légumes terreux, la viande, les yaourts… ».

Alors que ces aliments doivent normalement être conservés à des températures différentes et donc séparés.

De plus, les agents affectés à cette activité possèdent désormais leur propre vestiaire. Alors qu’auparavant, tous les personnels d’entretien et de cuisine utilisaient le même.

 

Floriane BOIVIN

 

 

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La goutte d’eau a fait déborder le vase. Une de plus dans un récipient largement rempli de doléances diverses et variées. La crise sanitaire n’aura rien arrangé du tout. Au contraire. Plaçant les enseignants en première ligne sur le front de la bataille contre la COVID avec les moyens du bord. Lassés, leurs syndicats (CGT, FO, FSU et Sud Solidaires) en appellent à la mobilisation générale. Histoire de défendre leurs droits, en réclamant le dégel de leur point d’indice et les recrutements qui s’imposent…

 

AUXERRE: L’intersyndicale peaufine ses ultimes préparatifs. Une action commune dans la rue afin de crier haut et fort son ras-le-bol et son mécontentement général. Contre le gouvernement et le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel BLANQUER avec lequel le divorce est amplement consommé avec la base. Et ce, depuis très longtemps.

Contre un état français qui se refuse à améliorer les conditions de travail d’une corporation toujours dans le doute, en prise frontale avec la crise sanitaire et qui gèle les points d’indice permettant de revaloriser les salaires depuis bientôt une décennie.

Le 23 septembre, à l’appel de quatre syndicats (CGT, FO, FSU et Sud Solidaires), enseignants et autres personnels de l’Education nationale descendront dans la rue afin de défendre leurs droits.

Réclamant au passage l’instauration d’un plan d’urgence en faveur de la création de nouveaux postes d’enseignants dans le second degré, la hausse des rémunérations en dégelant les points d’indice figés depuis dix ans et enfin, en favorisant des conditions de travail qui doivent s’améliorer.

 

 

Une audience confirmée auprès du directeur académique de l’Yonne…

 

 

Deux rassemblements sur la voie publique sont d’ores et déjà prévus ce fameux jeudi. Peut-être un jeudi noir si la mobilisation s’avère très soutenue.

L’un se déroulera en matinée devant le lycée de Sens dès 10h30. L’autre prendra son envol place de l’Arquebuse à Auxerre à partir de 14 heures avant de converger vers l’hôtel de ville où les slogans porteront sur le refus de la territorialisation de l’enseignement pour l’adoption d’un réel service public national d’éducation ; puis à l’INSPE (Institut national supérieur du professorat et de l’éducation), avant de se rendre rue Pasteur à la Direction des services départementaux de l’Education nationale (DSDEN).

C’est là, dans le milieu de l’après-midi, que le directeur académique des services de l’Education (DASEN) Vincent AUBERT accordera une audience en recevant une délégation de manifestants afin de prendre bonne note des revendications multiples qui ne manqueront pas d’être exposées. La rencontre a d’ores et déjà été confirmée par les organisateurs du mouvement.

 

Une perte de sept mille enseignants alors que le  nombre d’élèves s’est envolé…

 

Le cahier de doléances croule sous les remarques pertinentes remontées de la base. Remise en cause de la laïcité,  bien-fondé de « Parcours sup », mépris ministériel, gel du point d'indice, inclusion systématique, suppression des postes dans le second degré, réforme du baccalauréat et du lycée, des statuts galvaudés, fermetures de classes...bref, c’est un inventaire à la Prévert déroutant qui constitue le socle des revendications à faire remonter coûte que coûte au sommet de l’Etat.

A date, les chiffres laissent pantois, côté effectifs. Près de sept mille enseignants du second degré ont disparu corps et âmes des références ressources humaines de l’Education nationale. Alors que le nombre d’élèves a progressé en France au cours de ces quatre dernières années de soixante mille unités. Drôle de ratio, en vérité !

Dans l’Yonne, ce sont 130 professionnels qui ont rejoint la sinistre case des pertes et profits en matière de présence physique. En outre, une centaine d'enseignants effectuent leurs interventions pédagogiques journalières en multipliant les déplacements et les kilomètres, pour certains, aux quatre coins du territoire, assurant des remplacements par manque de poste. Du cache misère dont ne veulent plus les quatre syndicats concernés.

 

Le chemin sera long pour se faire entendre et surtout être écouté…

 

Sans compter que la cellule infirmerie et médecine scolaire ne croule pas sous les embauches. Le territoire nord-bourguignon est en déficit de cinq postes de psychologues, immergés en établissement, alors que les difficultés prolifèrent…

Les porte-voix des formations syndicales sont formels : il est indispensable, voire vital de procéder au recrutement de nouveaux professeurs dans le second degré. Coté rémunérations, le bât blesse également.

Au classement de l’OCDE, la France figure à la 23ème place des pays les moins rémunérateurs pour ses enseignants ! Alors, que dans le même temps, l’Allemagne rétribue deux fois plus ses professeurs que chez nous ! Pourquoi un tel écart de salaire ?

« Nous en avons marre de vivre en dessous de nos moyens, confient en chœur les trois orateurs de la conférence de presse qui s’est tenue dans les locaux de l’intersyndicale, ce mardi après-midi à Auxerre. Tout se délite et est en mode dégradé dans notre corporation : nous ne l’acceptons plus ! ».

Les « oubliés » du plan de relance comme ils se définissent ne veulent plus subir sans agir.  

La première conséquence sera cet appel à la grève le 23 septembre lancée conjointement par les quatre syndicats dont trois de ses représentants tenaient une conférence de presse, Nadège GIRAULT, secrétaire départementale adjointe de FO, Philippe WANTE, secrétaire départemental de la FSU et Julien GODARD, pour Sud Education.

Mais, une assemblée générale est également prévue afin de préparer la suite de la contestation, notamment la grève interprofessionnelle qui est déjà biffée sur les agendas en date du 05 octobre.

Le long chemin de croix pour que les enseignants se fassent entendre (et surtout écoutés auprès de leur ministère) ne fait que débuter…

 

Thierry BRET

 

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C’est une réussite pour l’association « Confrérie du bois » et pour son président Luc FRAISSE. Depuis 2015, après une première édition en 2016, puis à raison d’une fête tous les deux ans (sauf l’année de la pandémie), l’organisation est peu à peu montée en puissance avec cette année un premier concours de bûcheronnage sportif qui a attiré 18 concurrents dont 13 français, trois tchèques et un italien. Le vainqueur, Alexandre Meurisse, a totalisé le meilleur score sur l’ensemble des cinq épreuves : à la hache, au passe-partout et à la tronçonneuse.

 

PONT-SUR-YONNE : L’idée est à l’origine de rassembler des acteurs de l’ensemble de la filière bois, bien présente sur le département et en région. Une découverte pour le public venu aussi bien pour glaner des informations sur les entreprises et les produits, voire sur les formations en lycée professionnel, que pour profiter de l’ambiance estivale au bord de l’étang de la Vandoise. En outre, ils ont pu admirer des animations placées sous le signe de la tradition avec les combats médiévaux et des sonneurs écossais.

Dans cette ambiance festive, Luc FRAISSE, président de la Confrérie du Bois, apporte quelques précisions sur la situation actuelle de la filière.

« Elle se porte bien, avec environ 400 entreprises sur le Sénonais et des carnets de commande bien remplis. Les demandes de formation par apprentissage sont assez nombreuses. Le problème étant parfois le niveau scolaire des postulants car il s’agit de métiers très techniques dans lesquels il faut des connaissances de base, par exemple savoir calculer.

 

 

Une pénurie qui prend ses origines dans des velléités spéculatives…

 

Selon vous qu’en est-il de la pénurie de matériaux bois dont on a entendu parler ?

Je ne l’explique pas bien car les forêts françaises sont en expansion depuis les années soixante. La raison avancée est qu’il y aurait une forte demande de l’étranger, aussi bien la Chine que les Etats-Unis. Mais, ces dernières années les scieries ne tournaient pas à 100 %. Il reste donc une marge de progression. Cette pénurie est en tout cas préjudiciable car les artisans ont continué de travailler durant la pandémie mais certains chantiers se sont trouvés à l’arrêt. L’explication que je vois est plutôt une volonté de faire monter les prix. Au printemps 2021, la reprise a été très forte, on avait du mal à suivre. Le problème pour certains a été que les devis avaient été signés pour disons 100 € et qu’au moment de commander les matériaux ceux-ci avaient augmenté jusqu’à environ 140 €… ».

 

Claire CIUPA

 

 

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A vrai dire, il fallait y penser ! Rendre plus esthétique son parc de transformateurs pour qu’il s’agrège du mieux possible parmi le paysage dans un souci environnemental repose sur une démarche originale. Celle que porte depuis plusieurs mois déjà le Syndicat départemental d’énergies de l’Yonne qui inaugurera ce mercredi deux de ses ouvrages dans sa variante embellie…

 

AUXERRE : On ne cherche plus à les cacher ! Mais, bel et bien à les voir de plus près afin de les admirer en tant que réceptacle artistique. Les transformateurs utilisés pour transporter l’électricité sur différentes distances au sein du réseau de connexions se métamorphosent les uns après les autres sur notre territoire. Accueillant sur leurs parois des réalisations colorées ne manquant pas d’attirer le regard.

Dans un souci de rendre plus harmonieuse ces installations indispensables à la distribution de l’électricité, le SDEY a choisi d’embellir ces structures conformément à un état d’esprit bien dans l’air du temps, celui de la R.S.E.

Deux nouvelles installations ayant bénéficié de ce relookage appréciable seront donc officiellement inaugurées ce 15 septembre.

 

 

La première à Charny-Orée-de-Puisaye, dès 11 heures, où Elodie MENARD, maire de la localité, accueillera les représentants du syndicat d’énergies, Jean-Noël LOURY, président et Patrick BUTTNER, son vice-président, lors de cette cérémonie protocolaire.

La seconde réalisation sera dévoilée sur la commune de Boeurs-en-Othe. Plus exactement sur le hameau de la Grande Jaronnée, où le transformateur a également bénéficié de cette opération d’embellissement.

Depuis le début de l’année, ce sont une vingtaine de ces installations réparties dans tout le département qui ont eu recours à cet habillage artistique.

Un double effet visuel appréciable pour les riverains tant au niveau de l’amélioration de leur cadre de vie que de la lutte contre les incivilités qui prennent souvent la forme de tags et graffitis disgracieux.

 

Thierry BRET

 

 

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Au bout de cinq années de forcing auprès des services de l’Etat, la maire de Sens Marie-Louise FORT est enfin parvenue à obtenir l’autorisation d’aménager l’extension des Jardins de l’Orangerie, ancien havre de paix des archevêques jusque-là laissé à l’abandon. Inauguré depuis peu, c’est une incontestable réussite pour les férus de patrimoine et de verdure…

 

SENS : Cultivés par des communautés religieuses depuis le Moyen-Âge, les jardins de curé étaient de véritables havres de paix qui joignaient l’utile à l’agréable. Se mêlaient de nombreuses plantations, de fruits et légumes, de fleurs traditionnelles servant à la décoration de l’église, de plantes médicinales et potagères, bordées par du buis. Ils leur permettaient de subvenir à leurs besoins quotidiens, médicaux et alimentaires, mais ils leur offraient aussi un lieu de détente.

Au nombre de 30 000 au XIXème siècle, ils ne sont plus qu’une poignée à l’heure actuelle, notamment en raison du changement de mœurs, de l’avènement de la télévision ou encore de l’urbanisation. Encore que, depuis quelques années, un réel engouement pour ces espaces verdoyants sortis d’une autre époque semble émerger chez les amoureux du jardinage. D’ailleurs, les conseils pour créer son propre jardin de ce style foisonnent sur la toile.

 

Il faudra attendre le XXIème siècle pour revoir un jardin de curé à Sens…

 

L’extension des Jardins de l’Orangerie a endossé de nombreux rôles à travers les siècles. Au XVIIIème, l’archevêque de Sens, Mgr LANGUET de GERGY décide d’agrandir cet espace de verdure en réalisant de nombreux travaux. Mais après la Révolution, les jardins sont laissés à l’abandon, puis réhabilités par Mgr de la FARE, sous la Restauration.

Au début du XXème siècle, avec la séparation de l’Eglise et de l’Etat, l’ensemble archiépiscopal laisse place à un « sanctuaire de l’enseignement pour jeunes filles » comme le raconte Marie-Louise FORT. Le jardin devient une cour de récréation et l’Orangerie, un gymnase. Il se mue ensuite en « un vaste dépôt municipal ».

Le jardin de curé ne renaîtra finalement de ses cendres qu’au XXIème siècle. Il trône désormais parmi quelques rescapés de son espèce, dont celui du peintre Claude MONET à Giverny, l’un des plus charmants. 

 

 

La ville de Sens se réapproprie cette tradition ancestrale…

 

« Ici, les jardiniers ont encore pu donner libre court à leur imagination en proposant une composition savante de plantes médicinales, tinctoriales, aromatiques et potagères » a déclaré Marie-Louise FORT lors de l’inauguration de ce nouvel espace d’agrément.

La ville de Sens s’était donnée pour objectif de faire revivre l’un de ces jardins qui jouxtaient autrefois les abbayes, couvents ou monastères. Non sans effort car elle œuvrait depuis cinq ans afin de persuader la DRAC (Direction régionale des Affaires culturelles) de Bourgogne de l’utilité d’une telle initiative. Celle-ci venant enrichir le patrimoine floral et historique du territoire sénonais.

Le parcours de ce projet fut davantage semé d’embûches, étalé sur de nombreux mois, et freiné par les mesures de confinement. Il voit finalement le jour cet été après plus de 2 000 heures de travail, coûtant au total 105 000 euros.

 

 

La ville souhaite faire de l’acier Corten sa marque de fabrique…

 

Le service des parcs, jardins et espaces verts a pu, une nouvelle fois, faire la preuve de son talent horticole en aménageant ce  jardin. Du design à la culture, le service a entièrement mené ce projet hors normes, sauf pour la sécurité incendie, prise en charge par une entreprise externe. La municipalité tenait à favoriser des matériaux et des matières premières françaises, voire locales.

Issue du sud de l’Yonne, la pierre de Bourgogne orne notamment la fontaine. Elle est un élément essentiel de cette installation. Tout comme l’acier Corten avec lequel ont été fabriqués les bacs, fournis par la société ATECH, basée dans les pays de la Loire.

Le responsable du service, Aurélien LOISEAU, précisa, en outre, qu’il « existe une ligne rouge entre chaque espace vert » grâce à l’utilisation de l’acier Corten. Les quatre grandes lettres de la ville de Sens, apposées au mur du quai Schweitzer et souhaitant la bienvenue aux bateliers, sont d’ailleurs aussi faites de cette matière.  « Dans tous nos projets, on va l’intégrer au fur et à mesure… ». Sage résolution !

 

Floriane BOIVIN

 

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