Passer la cinquantaine, c’est la croix et la bannière pour celles et ceux de nos concitoyens qui connaissent le goût âpre et amer du chômage de se refaire la cerise. Du moins, avec dignité.

Avant la trentaine, le prétendant à l’emploi est le plus souvent considéré comme un freluquet de la pire espèce, du fait de son inexpérience notoire et de son cursus aussi mince que du papier à cigarette côté professionnel, malgré parfois une avalanche de diplômes conséquents.

Bref : on l’aura compris, la fenêtre de tir pour réussir à se placer en orbite sur l’ellipse idéale de la vie active se situe entre trente et cinquante ans !

Une fenêtre de tir qu’il est déjà de bon ton de corriger à la baisse. Car, selon les sacro-saints codes référentiels de l’INSEE, dès le pallier canonique de 45 ans atteint, vous intégrez l’inéluctable et délicate catégorie des seniors. Mot maintes fois galvaudés mais qui vous place tout droit en bordure du précipice avant de sombrer vers les abysses !

Moyennant quoi, votre image, statut et position au sein de l’entreprise n’est plus tout à fait le même que celui que vous possédiez à l’âge de 44 ans. C’est-à-dire la veille de votre anniversaire qui vous conduit vers les limbes.

Immanquablement, vous devenez une cible, sinon LA cible préférentielle à abattre au sein de l’organigramme géré par une direction des ressources humaines qui ne manquera pas de vous avoir à l’œil. Et le bon !

C’est comme sur un terrain de football : à la moindre incartade, dès le plus infime dérapage à peine contrôlé, la sanction vous tombera dessus sans avoir eu le temps de crier gare. Du carton jaune, synonyme d’avertissement ou de blâme, vous n’aurez aucune difficulté à obtenir le rouge fatidique, synonyme d’ouverture du sas vous expédiant vers la sortie. Un aller simple dans le vide sidéral sans retour en arrière pour récupérer votre emploi. Avouez, que passé la cinquantaine endosser le rôle de Thomas PESQUET ne vous sied guère !

 

Entre allongement de l’âge du départ à la retraite et maintien de l’activité : une dichotomie…

 

On aura beau se dire que c’est comme ça, que c’est la faute à pas de chance, que la dure mais inexorable fatalité vous rattrape à cause de votre âge : ça fait très mal au fond de soi, mettant à bas votre ego et vos prétentions sur l’existence.

Pointer chez Pôle Emploi à 55 ans n’a rien de paradisiaque en matière de perspectives d’avenir. D’autant, que du haut de sa tour d’ivoire élyséenne, le chef de l’Etat dans sa quête absolue de réforme des retraites envisage très sérieusement d’allonger la durée du temps travail, histoire de maintenir en apnée un système social en profond déséquilibre et surtout en réel déficit.

Paradoxe : vous n’êtes plus bon à rien, à partir de 50 ans dans les boîtes. Ce n’est pas grave, on va vous proposer des départs à la retraite…un peu plus tard dès 64 ans, pour commencer, puis à 65 ans, avant in fine d’arriver au terme de ce voyage professionnel qui vous pèse de tout son poids, à 67 ans ! Comme dans une large majorité de pays de l’Union européenne, voire d’ailleurs.

Tout cela est bien joli sur le papier. Mais, pendant ce même laps de temps, les entreprises n’ont qu’une idée fixe en tête : se débarrasser de leurs « encombrants ». Les vieux, considérés à tort, comme inaptes dans l’exercice de leur fonction ultra digitalisée, bien souvent trop payés pour ce qu’ils font ou qu’ils n’arrivent plus à faire et surtout pas du tout malléables en matière de management comme pourrait l’être le premier de la classe venant de postuler une fois le diplôme en poche.

A ce petit jeu-là, on ne peut parler que de dichotomie (pour ne pas dire autre chose en demeurant poli) dans la stratégie jusqu’au-boutiste du chef de l’Etat qui s’évertue à propulser des seniors usés par la pénibilité du travail et la fatigue du temps sur le devant de la scène employabilité alors que les employeurs eux-mêmes n’en veulent pas ! Incongruité du système…

 

 

 

Une initiative réussie dans l’Yonne : un job dating chez GROUPAMA…

 

Toutefois, il existe encore en ce bas monde d’infimes lueurs d’espoir ! Des expériences testées à dose homéopathique sur notre territoire qui réchauffent le cœur de ces laissés pour compte professionnels de la cinquantaine.

Si, si : nous en connaissons tous autour de nous qui traversent les affres des crises économiques successives en rejoignant le bataillon de ces chômeurs voués  à l’anonymat relationnel éternel et coupés de tout circuit d’influence (des demandeurs d’emplois en fait car c’est politiquement plus correct) de longue, voire de très longue durée. Trop longue, c’est incontestable et cela ne devrait pas être dans une société de progrès, dite civilisée et moderniste.

L’exemple est territorial. Dans l’Yonne, plus précisément. Où l’assureur mutualiste GROUPAMA Paris Val-de-Loire n’hésite pas à accueillir dans ses locaux, afin de pouvoir mieux les recruter, comme il le fait par ailleurs avec toutes les tranches d’âge d’une population ayant besoin d’un job pour mieux se nourrir, des demandeurs d’emploi, âgés de plus de cinquante ans. Cela les fait sortir des codes de la bienséance professionnelle actuelle.

Cette expérience innovante est réalisée sous la forme d’un job dating, menée en accointance avec l’agence auxerroise de Pôle Emploi. L’organisme aura au préalable retenu la série de candidats potentiels sur leurs appétences et aptitudes.

En face, pour attirer le chaland : une dizaine de postes assurés. Des CDI au profil de gestionnaire et de commercial. Avec pour les néophytes, une formation à la clé afin de s’imprégner de la culture d’entreprise et de ses méthodes.

Jeunes candidats et moins jeunes tentent leur chance. Profitant chacun d’une prise de parole individuelle, quelques cinq minutes en entretien pour assurer leur présentation.

Cela marche à merveille. Au terme de la session, la première, une vingtaine de CV et lettres de motivation sont mis de côté par les cadres de GROUPAMA ayant participé à ces entretiens constructifs. Une première étape est franchie.

Avant de poursuivre par la sélection définitive où se prêteront au jeu des trentenaires, quadra et vaillants quinquagénaires. Ils ont les yeux qui brillent de plaisir et de soulagement.

Non, les seniors ne sont pas finis et bons à être balancés après usage au fond de la corbeille comme un vulgaire Kleenex ! Certains entrepreneurs le savent bien et l’assimilent parfaitement dans leur quête de recrutement.

C’est grâce à eux, s’ils les embauchent en bout de course, que ces déshérités de l’emploi trop âgés vont pouvoir mettre à profit leur expérience et ce recul nécessaires leur permettant de mieux rebondir vers l’avant. Avec en outre de la reconnaissance…

 

Thierry BRET

 

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La tristesse, profonde. La nostalgie, aussi. Avec son lot de souvenirs impérissables qui remontent à la surface. Ca saigne et cela fait mal à l’intérieur. C’est toujours la même chose quand une icône de la sphère artistique et culturelle nous quitte et nous laisse seul avec notre désarroi. Quelle est donc dure cette chienne de vie !

Pour beaucoup, Jean-Paul BELMONDO, c’était une époque glorieuse où le cinéma faisait converger petits et grands le samedi soir ou le dimanche après-midi lors de séances familiales épiques que l’on partageait avec plaisir.

Entre bâtons de glace à sucer et pop-corn craquants à se mettre sous la dent. L’ouvreuse déambulait avec son lourd chargement de confiseries pendant l’entracte alors que les parents régalaient leurs gosses de bonbons  acidulés et autres gâteries chocolatées…Une vision totalement révolue aujourd’hui (sic) !

Toute une génération a vécu cela. Toute une autre regrette peut-être de ne jamais l’avoir connu.

Pendant que nous autres, enfants et adultes à l’unisson, dégustions ces purs moments de délice faisant oublier les affres de la première crise économique (celle des années 70 où les Français avaient beau avoir des idées, ils n’avaient toujours pas de pétrole in fine qu’ils payaient très cher à la pompe !), lui, cet « Incorrigible Guignolo » nous embarquait avec volupté sur la toile dans ses aventures faites de rires, de frissons, d’intrigues, de mystères, et surtout d’aisance. Entre le charme et la séduction. La grande classe et le talent.

 

 

Des acrobaties techniques réalisées sans doublure…

 

Comédien polymorphe aux multiples casquettes, Jean-Paul BELMONDO pouvait incarner ce clown facétieux à la gouaille franchouillarde (« L’Alpagueur ») comme devenir ce redresseur de tort, dur et implacable, mettant ses menaces à exécution pour nettoyer les scories de ces milieux obscurs, croisés sur son chemin dans « Le Professionnel ». Entre affaires d’état, clin d’œil à peine voilé à la France-Afrique et autres rivalités politiques dans les alcôves…

Qui d’entre nous n’a jamais rêver un jour d’effectuer l’une de ces pirouettes acrobatiques, subtiles techniquement, accroché à un hélicoptère ou en courant sur le toit d’une rame de métro, lancée à fond sur les rails traversant la capitale (« Peur sur la ville ») ?

Quelle audace, ce Bébel ! Aucune de ses brillantes cascades n’étaient doublées. Epaulées pour les exécuter par une autre référence du Septième art : j’ai nommé Rémy JULIENNE que certains parmi nous ont eu le privilège de côtoyer de près lors de ses nombreux déplacements dans l’Yonne.

Réunis là-haut tous les deux, ils n’ont pas fini de faire trembler le paradis avec leurs péripéties gymniques et sautillantes sans filet !

 

 

« L’Homme de Rio » : des aventures rocambolesques entre Tintin et Bob Morane…

 

Mais, pour les puristes lecteurs des « Cahiers du Cinéma », BELMONDO c’était aussi une autre époque où les films se tournaient encore en noir et blanc (« Un singe en hiver » ou « Week-end à Zuydcoote »). Dans la veine de cette Nouvelle Vague chère à Jean-Luc GODARD ou à François TRUFFAUT.

Des films « à la papa » avec des dialogues ciselés à la petite cuiller à faire travailler les zygomatiques devant l’insouciance de l’époque. Celle des trente glorieuses. Où le pouvoir d’achat progressait à la vitesse de l’éclair. Où la France, heureuse, se souciait comme d’une guigne de pseudos problèmes de sécurité qui n’existaient pas. A cette époque, il n’y avait pas d’allégeance à de quelconques références religieuses, incitatives à la haine et à la barbarie.

Celles et ceux qui voulaient se conter fleurette pouvaient le faire sur les « bancs publics » loin des regards indiscrets. Tandis que d’autres s’imaginaient être de dignes émules de « L’Homme de Rio », où le personnage de ce long métrage mythique qui irradiera de son exotisme, sa fougue et de sa superbe le milieu des années 60, vivait des aventures rocambolesques au Brésil, à mi-chemin entre « Tintin » et « Bob Morane », du regretté Henri VERNES, disparu également cet été.  

 

Apprendre à vivre sans lui….

 

Au fond, on possède tous en nous une part de ce Jean-Paul BELMONDO désinvolte et grand seigneur. Qui durant soixante-dix années de professionnalisme et de quatre-vingts films nous a accompagné sur notre chemin. Comme un ami de longue date qui nous donnait rendez-vous régulièrement, à chaque première.

Et l’on se prend à rêver de ce que aurait pu être la continuité de sa brillante carrière cinématographique et théâtrale où le personnage excellait (« Kean », « Cyrano ») si ce maudit incident de parcours, cet AVC qui le diminuera considérablement, ne l’avait pas frappé à l’âge de 68 ans.

A l’instar de ces vieux lions qui ne veulent rien lâcher, le « Magnifique » serait sans doute resté au sommet de son art et de son talent. Il nous aurait gratifiés de sa gestuelle et de ses mimiques habituelles, de ce phrasé si caractéristique qui était le sien, dans de longs monologues ou de grandes tirades à pouffer de rires.

Il faut voir et revoir « Joyeuses Pâques » ou « L’Animal » pour savoir de quoi l’on parle véritablement. Il faut se plonger sans retenu dans cette œuvre presque autobiographique, « Itinéraire d’un enfant gâté », pour mieux cerner l’homme.

Qu’il soit associé à Jean GABIN, Lino VENTURA et son alter ego de toujours, avec qui il tournera finalement que très peu de films (« Borsalino »), Alain DELON, pour comprendre que la France vient de perdre l’un de ses derniers grands ambassadeurs culturels. Un monstre sacré de notre patrimoine artistique qui s’évanouit à jamais et rejoint le paradis blanc des noms qui constellent le ciel : RAIMU, André BOURVIL, Louis de FUNES, FERNANDEL, Bernard BLIER, Claude BRASSEUR, Annie GIRARDOT, Jeanne MOREAU, et tant d’autres.

Alors, oui, l’hommage solennel rendu par la France à l’un des siens (il était chevalier de l’Ordre de la Légion d’honneur) ne supposait aucune équivoque possible. Alors oui, que le public, son public, puisse lui dire un dernier au-revoir dans la cour des Invalides jusque tard dans la nuit était le bienvenu.

En manque de repères existentiels depuis trop longtemps, l’Hexagone est obligé de vénérer ses honorables « vieilles branches » pour retrouver ce consensus le temps d’une commémoration et du souvenir. Parce que nous en avons besoin. Parce que celles et ceux qui nous quittent le mérite bien.

Sobre mais empreint de sincérité, l’allocution d’Emmanuel MACRON a retranscris ce qui caractérisait Jean-Paul BELMONDO. Personnage cocardier et cocasse que nous avons tous eu la chance de connaître dans notre existence de son vivant.

Désormais, il faudra apprendre à faire sans lui. Et c’est là que le plus dur commence…Salut l’artiste !

 

Thierry BRET

 

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Admiratif de cet antre de l’excellence que représente le CIFA de l’Yonne en matière d’apprentissage, le président national des WORLDSKILLS France, Armel LE COMPAGNON (un patronyme tout à propos lorsque l’on vante les qualités émérites de l’artisanat !) est à Auxerre pour assister aux finales nationales qui se disputent deux jours durant dans la catégorie cuisine. L’un des fleurons du savoir-faire à la française parmi les 63 métiers engagés dans cette compétition…

 

AUXERRE: Conquis et convaincu par ce qui l’entoure, Armel LE COMPAGNON ! Le président de la vénérable institution des WORLDSKILLS France contemple avec émerveillement le cadre qui lui a permis de s’exprimer quelques minutes auparavant au pupitre, devant les représentants officiels. Le restaurant d’application du CIFA de l’Yonne : le Com’des Chefs.

« Ces installations sont incroyables, lâche-t-il avec gourmandise, je crois qu’en matière d’excellence, on ne peut pas trouver mieux pour organiser ces finales de cuisine 46ème du nom ! ».

Auxerre n’est donc pas dans l’œil du cyclone. Loin s’en faut ! Ou plutôt le site pédagogique que préside Michel TONNELLIER et que dirige Marcel FONTBONNE a reçu la grâce divine. Deux cents centres de formation, éparpillés aux quatre coins de l’Hexagone, étaient en lice, côté candidatures, pour accueillir les finales de cette compétition prestigieuse, qui a succédé aux Olympiades des Métiers.

Or, quarante-cinq seulement ont retenu l’intérêt du comité organisateur. C’est peu. Et parmi ceux-ci, le CIFA de l’Yonne à Auxerre, obtient un magnifique accessit. Excusez du peu !

 

 

La Bourgogne Franche-Comté accueille trois sites pour les finales nationales...

 

« Notre politique est d’aller au-devant des régions, précise le président LE COMPAGNON, afin de faire vivre les territoires. Cette année, la Bourgogne Franche-Comté a été récompensée avec trois sites qui ont été retenus pour recevoir ces épreuves. Besançon, Mâcon et Auxerre. Ce dernier pour les épreuves de cuisine. Il est important que les territoires puissent accompagner l'ensemble des politiques de développement de la formation professionnelle dans leur région… ».

L’Yonne possède de solides références en matière de gastronomie. Logique que la catégorie cuisine y soit sublimée par cette épreuve selon le président national.

« Vous savez, le niveau de chaque pays qui entre en compétition s’apprécie par sa qualité. En France, à l’instar de la boulangerie-pâtisserie, la  cuisine est très bien représentée en demeurant un vecteur d’intérêt auprès des jeunes générations… ».

Pour autant, Armel LE COMPAGNON est réaliste : il constate que le niveau, y compris à travers les classements des compétitions mondiales, dégringole de rencontres en épreuves.

 

 

Pourquoi ? « Parce que l’on ne change pas de modèle de formation professionnelle… ». La phrase ô combien pertinente est lâchée. Impitoyable pour les institutions ?

« Ici, dans ce CIFA à Auxerre, on trouve une direction et des encadrants qui s’investissent en voulant tout changer. Voilà le réel bonus de l’excellence ! ».

Pour cet acteur de la valorisation de cette filière artisanale qui peine néanmoins à trouver ses troupes pour assurer la relève, c’est simple : « Il faut passer de l’excellence à la très haute performance afin de continuer à progresser à l’échelle planétaire ».

Appelant de ses vœux à la mobilisation globale de l’ensemble des régions de l’Hexagone qui ont un rôle primordial à jouer sur ce chapitre.

« Je suis rassuré par les propos tenus par la vice-présidente Océane CHARRET-GODARD, ajoute-t-il, les mots qu’elle a prononcés résonnent vraiment bien aux oreilles de notre sphère professionnelle. Il y a une réelle volonté d’engagement… ».

Inquiet, en revanche de la crise observée dans l’emploi et le recrutement (12 000 postes sont à pourvoir à l’heure actuelle dans la filière de la restauration en vain), le visage d’Armel LE COMPAGNON s’assombrit.

« C’est général, renchérit-il, la problématique est la même pour les professions du BTP. C'est exactement la même chose dans l'industrie. Le métier de soudeur est devenu de la denrée rare. Notre rôle, en organisant de telles épreuves, est justement de faire en sorte que la lumière soit faite sur tous ces métiers, à la fois pour les jeunes, leur donner des horizons et leur donner les capacités de leur montrer les filières possibles. Sans oublier le coup de projecteur assuré sur les moyens techniques et numériques qui sont là pour leur donner ce qu'il y a de meilleur… ».

 

 

Doubler le nombre de titres pour intégrer le top 5 !

 

Pressé de vivre l’année 2024, synonyme d’accueil des Jeux olympiques de Paris et des WORLDSKILLS mondiaux, se déroulant à Lyon, Armel LE COMPAGNON n’en oublie pas les autres évènementiels prévus avant ces deux rendez-vous majeurs.

« Le président de la République Emmanuel MACRON nous a fixé des objectifs au niveau de ces épreuves internationales qui vont ponctuer 2022 (le concours international de Shanghai entre autres) : nous devons intégrer le top 5 ! Or, actuellement, nous n’occupons que la neuvième place des nations les plus médaillées à ces concours de l’excellence. Pour y parvenir, c’est simple : il nous faut doubler le nombre de titres ! ».

Un challenge que le président et ses équipes sont prêts à relever en mobilisant et rassemblant l’ensemble des acteurs de la formation professionnelle pour atteindre cet objectif. Envisageable ? Certainement, car comme chacun le sait : impossible n’est pas français !

 

Thierry BRET

 

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Le geste se situe bien au-delà des symboles. Ceux de l’altruisme, de la générosité, de cette solidarité sans borne qui caractérise le plus souvent le bien-fondé d’un club service. Douze mille euros. Ni plus, pas moins. Une somme rondelette dont bénéficie désormais le service hématologie du Centre Hospitalier Universitaire de Dijon. Une obole conséquente, affectée à la recherche et à l’espérance. Celles des malades qui entrevoient la guérison au bout du tunnel…

 

DIJON (Côte d’Or) : Apporter son concours à une œuvre sociale, c’est la résultante d’une action menée tambour battant sur le terrain, ensemble et dans un esprit collectif, pour essayer de glaner les sommes nécessaires à sa réalisation.

Or, il est vrai qu’au vu de la configuration imputable à la pandémie de coronavirus, les opérations déclinées vers le grand public et leur sensibilisation à cette fameuse œuvre sociale se sont réduites à peau de chagrin depuis déjà une très longue période. Pas de soirée de gala officielle pourvoyeuse de gains appréciables ! Exit les habituelles manifestations populaires qui permettent de récolter des fonds indispensables au remplissage de la caisse dédiée ! Oubliées les animations ludiques qui nourrissent les bas de laine utiles lorsqu’ils sont redistribués à bon escient.

Bref : en un mot comme en cent, ce fut Waterloo morne plaine pour la plupart des clubs service qui interviennent sur l’Hexagone au nom du sacro-saint principe vertueux de l’entraide et de la solidarité. Un paradoxe alors que dans le même temps, et au vu de la conjoncture sanitaire et sociale, les besoins n’ont jamais été aussi importants.

 

 

Concrètement, comment ont-ils fait les membres du KIWANIS Club d’Auxerre en remettant un chèque de 12 000 euros au service hématologie du CHU de Dijon ? Ils ont tout bonnement puisé parmi leurs réserves. Certes,  celles-ci ne sont pas insondables. Mais, elles traduisent de l’efficience d’une structure associative qui a su, besogneuse, au fil des ans conserver une poire pour la soif et se garder de tout écart financier démesuré durant cette interminable période d’atermoiement.

Car mine de rien, il faut les posséder ces fameux douze mille euros dans sa cagnotte. D’autant que les clubs service, par coutume et éthique, ne bénéficient d’aucune subvention aux origines municipales…

Bien sûr : 12 000 euros dans la corbeille d’un centre hospitalier de l’envergure de celui de la capitale des ducs de Bourgogne ne représente qu’une modeste goutte d’eau dans un vaste océan à traverser avec son esquif pris dans les tourments de la tempête. Mais, c’est avec les petites rivières que l’ont fait les grands fleuves qui s’écoulent ensuite vers l’immensité de zones aquatiques navigables.

 

 

 

Tous les dons sont les bienvenus pour faire progresser la recherche…

 

 

Le geste du KIWANIS Club d’Auxerre n’a rien d’anodin. Surtout pas aux yeux du responsable du service concerné, le docteur CAILLOT. Car, le nerf de la guerre dans ce combat implacable contre ces maladies demeure…l’argent. Pour accroître les potentialités et les progrès de la recherche. Pour améliorer la qualité de vie des personnes traitées au quotidien dans cet immense complexe que représente le CHU. « Un don tel que vous le faites aujourd’hui nous est tout à fait bénéfique, ajouta le praticien, nous allons promouvoir ainsi nos recherches dans tous les compartiments de l’hématologie maligne… ».

Chiffres à l’appui, le spécialiste lâchera quelques données statistiques pour étayer ses propos. Des chiffres chargés d’optimisme afin de réinstaurer la confiance auprès de celles et de ceux qui souffrent. Parfois dans la solitude et en silence.

 

 

 

« En 1981, renchérit le thérapeute, il y avait moins de 5 % des personnes qui guérissaient de leucémies aigües. Aujourd’hui, la fourchette de guérison se situe entre 40 et 80 % selon les cas… ».

Des sommes astronomiques sont englouties dans la recherche, chaque année. Mais, ces investissements ne sont pas vains. Ils se traduisent par des succès progressifs sur l’adversité. Des victoires réelles, là où les causes semblaient perdues d’avance.

« Tous les dons sont donc les bienvenus, devait conclure avec optimisme le docteur CAILLOT au terme de sa prise de parole.

 

 

Près de 2 millions d’euros de dons reversés chaque année par le KIWANIS…

 

A l’initiative de ce don, Didier PHILIPON. Lui-même concerné par la pathologie.

« Je suis soigné depuis de nombreuses années dans ce service, explique-t-il, je ne peux que souligner la rigueur et le professionnalisme de ces soignants qui nous accompagnent… ».

Membre historique du KIWANIS Club d’Auxerre, l’entrepreneur auxerrois porte l’opération au sein de sa structure associative, bénéficiant du soutien de ses adhérents, dont Jean-François FINANCE, l’actuel président en tête.

Réaffirmant sa fierté de remettre ledit chèque au CHU, ce dernier a souligné l’adhésion totale du club et de ses membres à ce projet. Une action qui correspond pleinement au credo de l’association : « Servir les enfants du monde ». Même si les petits n’étaient guère concernés par les soins prodigués dans l’établissement de Côte d’Or, le docteur CAILLOT précisa que bon nombre d’adolescents et de jeunes adultes fréquentaient son service.

Lieutenant-gouverneur de la division Bourgogne Nord, Claude GUILLLEMOT rappela les contours de sa fonction, assimilable à celle d’un président de région. Il retraça un succinct historique du club service depuis ses origines centenaire aux Etats-Unis jusqu’à son implantation en France au début des années 60 (Metz fut la première ville française à accueillir un club en 1965).

 

 

Mouvement international rassemblant plus de 600 000 membres, le KIWANIS (nous construisons dans sa traduction littérale de ce terme de l’amérindien) comprend 230 clubs dans l’Hexagone pour environ 4 000 représentants.

S’en suivit une brève intervention de Joseph MATICOT, ancien gouverneur (président) national aujourd’hui à la tête du club satellite de Dijon. Ce dernier énuméra les actions majeures du mouvement ; des opérations internationales ayant une réelle portée médiatique comme le Tour des France des Jeunes, les baptêmes de l’air, Vaincre la mucoviscidose, les Colosses aux pieds d’argile.

L’une des actions, toujours d’actualité, ELIMINATE concerne l’éradication du tétanos néo-natal, pathologie lourde qui sévit dans les pays émergents. Précisons que le KIWANIS hexagonal dispose de sa propre fondation, rattachée à la Fondation de France. Chaque année, le mouvement composé de « personnes ordinaires pour des actions extraordinaires » comme il se définit verse près de deux millions d’euros aux œuvres sociales dont il est un généreux soutien.

En charge des PME, des start-up, de la recherche et des transferts technologiques, Marie-Hélène JUILLARD-RANDRIAN, vice-présidente de Dijon Métropole, exprimera toute sa satisfaction à être présente au moment de cette remise de chèque, porteuse d’espoir…Elle n’était pas la seule, visiblement…

 

Thierry BRET

 

 

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Objectif en ligne de mire : intégrer l’équipe de France des Métiers. Catégorie cuisine pour les huit jeunes prétendants à ce Graal suprême ! Oui mais voilà, là où les choses se corsent, c’est qu’il leur faudra beaucoup de pugnacité et de persévérance pour décrocher la timbale. D’autant que les finales nationales se déclinent en deux phases. La première d’entre elles se joue les 08 et 09 septembre à Auxerre dans le temple de l’excellence pédagogique : le CIFA…

 

AUXERRE : Etre sélectionné parmi l’équipe de France des Métiers de l’artisanat correspond à un symbole fort pour tout compétiteur qui s’y frotte les ailes. C’est représenter le savoir-faire séculaire de la tradition professionnelle tricolore à l’échelle de la planète.

Un exercice qui a su sourire par le passé à bon nombre de jeunes candidats ayant franchi successivement le Rubicon des étapes éliminatoires. Concourant dans l’un des 61 métiers représentés.

Départementales, au commencement du parcours. Puis, régionales en montant d’un cran au niveau de la poussée d’adrénaline. Nationales, enfin, pour espérer toucher de l’index la divine providence de la réussite comme Adam, le fameux personnage peint par Michel-Ange au plafond de la chapelle Sixtine du Vatican !

C’est donc bel et bien à un évènement hexagonal auquel nous assisterons deux jours durant au Centre de formation interprofessionnel d’Auxerre. Par le passé, le CIFA avait accueilli des sélections départementales et régionales d’épreuves aussi diverses que variées issues des Olympiades des Métiers ou des concours d’un des meilleurs apprentis de France. Mais, point de rendez-vous rassemblant la quintessence de l’apprentissage qui mène à la pratique des métiers de l’artisanat.

 

 

L’excellence de la cuisine accueillie au CIFA : une évidence !

 

Pour cette 46ème  compétition, l’établissement pédagogique auxerrois mettra à disposition des huit concurrents sa logistique humaine (un commis attribué à chaque candidat), matérielle avec ses fourneaux et démonstrative dans son restaurant d’application, le Com’des Chefs.

Répartis en deux groupes de quatre, les sélectionnables auront le choix de travailler à la conception d’un saucisson brioché et d’une préparation culinaire élaborée à partir d’un sandre (le module 1) ou d’une jambonnette de volaille, assortie de son dessert chocolaté pour le module 2.  

Bref : l’important sera de séduire un jury de professionnels tant dans l’aspect visuel et créativité de la recette qu’au niveau du goût et de la texture des aliments.

A l’issue de ces épreuves de la phase 1, chaque compétiteur se verra attribué une note qui représentera 50 % de la notation finale.

Sachant que la seconde phase de cette finale Cuisine se poursuivra dans la capitale de la gastronomie française : Lyon. La cité des Gaules a été choisie pour accueillir les épreuves internationales en 2023.

Auparavant, l’équipe de France des Métiers se frottera aux meilleurs européens à Saint-Pétersbourg en Russie du 16 au 20 août 2023. Certains auront le privilège de tutoyer les sommets mondiaux lors des épreuves internationales organisées du 12 au 17 octobre 2022 à Shanghai.

Les couleurs de la Bourgogne Franche-Comté seront défendues par le jeune Simon LEFEBVRE, titulaire d’un BTS Cuisine obtenu au lycée des métiers de l’hôtellerie Vauban à Auxerre.

 

 

 

 

En savoir plus :

 

La liste des candidats présents sur l’évènement des WORLDSKILLS ainsi que la répartition des groupes.

Groupe A :

-          Simon LEFEBVRE / Bourgogne Franche-Comté

-          Saïd SOUMAILA / PACA

-          Clarisse ARGOUT-LABBE / Nouvelle-Aquitaine

-          Lilian BAIL / Hauts-de-France

Groupe B :

-          Paul PIBARD / Bretagne

-          Mathieu Weiss / Ile-de-France

-          Lucas REMOND / Auvergne-Rhône-Alpes

-          Arthur LOUIS / Grand-Est

 

Thierry BRET

 

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