La rentrée s’annonce agitée pour Emmanuel MACRON : comment sortir la France de l’ornière ?

« La France est devenue le pays des ego. Face à une rentrée sociale et économique qui s’annoncent difficile, quelle sera la marge de manœuvre du président Emmanuel MACRON à quelques mois des présidentielles ? ». « La France est devenue le pays des ego. Face à une rentrée sociale et économique qui s’annoncent difficile, quelle sera la marge de manœuvre du président Emmanuel MACRON à quelques mois des présidentielles ? ». Crédit Photos : D.R.

La rentrée sociale et politique se dessine sur fond de crises successives. La fin du quinquennat s’annonce plutôt agité. A l’instar de ses prédécesseurs, le président MACRON déclarera sa candidature à sa propre succession le plus tard possible. La majorité de ses déplacements nationaux ou internationaux se feront dans le cadre de la présidence. Donc, ils ne seront pas imputables à la campagne électorale. Un procédé de « bonne guerre »…

 

TRIBUNE : Selon Mickael BARRY, l’expert financier, il faut s’attendre à un krach boursier « aux proportions bibliques » ! Le tout est de savoir si c’est du côté du « Déluge » ou de celui de « l’Apocalypse » !

Pour de nombreux spécialistes, il ne s’agit pas de savoir si une bulle financière va éclater mais quand ! Le déclencheur semble incertain, tout le monde hésite. L’inflation grandissante ? La flambée mondiale des prix de l’immobilier et des matières premières ? L’évolution du virus ? Ces trois facteurs déclenchant possibles sont aujourd’hui recensés.

De plus, depuis le début de la crise sanitaire, les états ont injecté plus de 24 000 milliards de dollars dans les économies. Cet afflux de liquidités est complètement déconnecté de toute réalité économique. Plusieurs secteurs industriels ou de services ne produisent plus depuis de nombreux mois. Afin d’éviter les conflits sociaux, on injecte des aides sociales à tout va. Résultat : il est préférable d’encaisser les aides que de trouver du travail ! On ne trouve pas de main d’œuvre dans le secteur de l’hôtellerie et de la restauration ou pour les cueillettes de fruits et de légumes. Et ce, même aux USA !

L’inflation frappe à notre porte et la réaction en chaîne qui en découle est la suivante : hausse des prix des matières premières (pétrole, bois, métal, second œuvre du BTP…) donc hausse des coûts de production, donc forte baisse de la rentabilité, donc inflation répercutée sur les prix, donc obligation d’augmenter les salaires, donc les Banques centrales devront augmenter les taux « directeurs », donc risque de récession !

Au final, la bourse va nécessairement chuter. La semaine dernière, elle a déjà cédé quatre points ! Prémices ? Les ordinateurs ont gardé en mémoire que le risque inflationniste, durant le XXème, a mené aux guerres.

Conséquence : on préfère le chômage à l’inflation. Le problème, c’est que si la stagflation (accumulation du chômage et de l’inflation) semblait impossible, elle se profile déjà et les solutions pour combattre cette situation ne sont pas envisagées.

Les soi-disant bons résultats économiques annoncés par Bruno LE MAIRE constituent des manipulations verbales, juste pour faire croire que tout va bien. Les taux de croissance annoncés (PIB et chômage) se situent après les chutes vertigineuses de 2020 ! Dans une très forte proportion, les embauches concernent dans 80 % des cas de l’intérim.

En 2020, le dispositif pour éviter les faillites n’est qu’un écran de fumée. On estime à 25 % la hausse des faillites d’entreprises. De plus, avant la crise sanitaire de 2020, de nombreuses sociétés n’étaient déjà plus viables. Ces mêmes entreprises se sont lourdement endettées. Le non-remboursement des dettes et le défaut de paiement des fournisseurs provoqueront un effet domino et son cortège de faillites incontrôlables. La France n’a plus aucune marge de manœuvre pour financer un nouveau confinement.

L’IFRAP a chiffré le coût du premier confinement à 16 milliards d’euros par semaine ! Dans le même temps, la dette publique s’envole à 118,20 % du PIB. On peut penser que si l’Etat refuse un nouveau confinement, ce sera surtout pour des raisons économiques : l’économie primera désormais sur la santé des Français !

La politique du « ça coûtera ce que ça coûtera » fut une des plus mauvaises « bonnes solutions » voulue par le locataire de l’Elysée. On raisonne à court terme, sans aucune stratégie à long terme et surtout aucune anticipation. Si François HOLLANDE avait déjà bien amorcé le développement de l’endettement grâce, ou à cause, des taux d’intérêts négatifs, Emmanuel MACRON n’a fait qu’amplifier le phénomène. Avec des taux revenus au niveau positif, la France sera en état de « faillite » !

 

Une crise sanitaire qui est loin d’être endiguée…

 

Avec une moyenne de plus 20 000 contaminés, et parfois jusqu’à cent morts au quotidien, la COVID-19 et son cortège de variants sévissent en France et sur toute la planète. Les informations statistiques informent de tout et de son contraire sauf pour une chose : le fait d’être vacciné atténue fortement les effets d’une contamination, évite dans la majorité des cas des hospitalisations et mises en réanimation.

Cela dit, les avis des experts, médecins, spécialistes, personnels soignants,… sèment la confusion auprès du public et les interventions de l’Etat et des politiques de tout bord, n’apparaissent que comme des manipulations à des fins électoralistes ! Il est évident que nous devrons vivre avec des virus virulents pendant de nombreuses années encore : cette situation est déjà arrivée dans l’histoire de l’humanité.  

 

 

Une crise sociale criante qui va s’amplifier…

 

Le rapport de suivi de la pauvreté dans le cadre de la crise sanitaire a été remis au Premier ministre le 12 mai 2021 par le Conseil national des politiques de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale (CNLE). Composé de 65 membres (chercheurs, parlementaires, représentants d’associations…), le Conseil assiste le gouvernement dans la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale.

Entre 2020 et 2021, la crise sanitaire a significativement aggravé des situations de pauvreté préexistantes. Tout en poussant des individus vers la précarité. Les classes d’âge, situées entre 18 ans et 44 ans, déclarent une baisse de leurs revenus. Dans ses conclusions, le CNLE identifie particulièrement plusieurs points de fracture sur lesquels peuvent se cristalliser les difficultés :

  • la crise a conduit à une diminution et parfois à des ruptures d’activité prolongées, notamment pour les travailleurs indépendants, intérimaires ou en contrat à durée déterminée ;
  • la hausse du nombre des bénéficiaires d’aide alimentaire traduit le fait qu’une partie grandissante de la population a du mal à se nourrir ;
  • les inégalités en matière de conditions de logement sont de plus en plus fortes ;
  • la crise sanitaire rend plus difficile l’accès aux services publics et aux droits sociaux ;
  • elle révèle des inégalités sociales de santé, en particulier dans l’accès aux soins et l’équipement des territoires ;
  • la crise et les confinements renforcent le sentiment de perte de repères et d’exclusion ;
  • les jeunes se perçoivent majoritairement comme une jeunesse sacrifiée ;
  • les situations de violences conjugales ou intrafamiliales ont pu être exacerbées par les conditions de logement.

On meurt toujours de froid en France et les plus pauvres ne semblent pas intéresser la plupart de nos élus !

 

 

Une crise de souveraineté nationale permanente…

 

Les pouvoir se délitent : les maires sont attaqués, le président de la République est giflé, des permanences sont saccagées,…

Les citoyens ont perdu toute forme de confiance envers les édiles de la nation, vis-à-vis de ministres mis en examen, vis-à-vis d’un président qui veut tout enrégimenter (avec « tout et son contraire » et « le tout en même temps) et envers les scientifiques de toute nature.

Les zones de non-droit fleurissent et pas seulement qu’à Marseille. Les services régaliens de l’Etat ont du mal à assoir leur autorité dans un système où les juges ont du mal à condamner, à expulser les délinquants dans leur pays, à reconduire à la frontière les émigrés clandestins et même des terroristes…

Qui dirige le pays ? Le Parlement européen ? Le Conseil Constitutionnel ? L’OTAN ? Angela MERKEL ou Joe BIDEN ?  Le Conseil d’Etat ?

Cette situation divise les Français, accentue les clivages d’ordre sociaux, financiers et générationnels ! La crise afghane vient aggraver le problème du terrorisme, latent en France et en Europe, avec DAECH qui renaît tel un Phénix de ses cendres en Afghanistan !  

 

Quel avenir pour la France, pour quelles solutions ?

 

Aucune solution miracle ne peut surgir ! Les Français attendent, comme au temps des rois, l’homme providentiel qui viendra solutionner tous leurs problèmes et guérir les écrouelles !

On le constate aujourd’hui le président MACRON divise de plus en plus les Français ; le Parti Socialiste se fragmente encore en différents courants ; les Verts apparaissent plus comme des intégristes d’une écologie propre à freiner l’économie. Au Parti Républicain, on s’écharpe allègrement avant une probable primaire sans grand intérêt. Quant à Marine LE PEN, elle est rejetée de toute part, alors que les idées du Rassemblement National progressent ! 

Un illustre inconnu pourrait-il sortir du chapeau ? Joséphine BAKER, future pensionnaire du Panthéon, pourrait chanter « J’ai deux Zemmour » ! Si le journaliste est reconnu comme tel par ses pairs, l’homme politique, en revanche, n’a aucune chance d’être élu : il ne dispose d’aucun parti pour le soutenir.

La situation que nous connaissons, peut hélas engendrer deux autres fléaux que l’Histoire a déjà montrés : le fascisme et la guerre civile !

La France est devenue le pays des ego ! Alors qui pour nous sauver ? Un miracle ?

 

Jean-Paul ALLOU

 

 

 

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